A mon humble coeur dévoué...
Les allusions, les non-dits, les souvenirs... Dans un ciel ennuagé de pourpre dan lequel je planais soudainement, dans un beau ciel jaune orangé avec des nuages de velours, beaux nuages irréels, un à un transpercés par les rayons d'un beau soleil d'après midi... Un grand avion rouge qui vole lentement, qu'il me plaît de suivre et d'en saluer les passagers, et je saute sur les nuages, bercé par le chant des oiseaux et un léger bruit de moteur, réchauffé par le soleil sans être ébloui, à la recherche de la déesse qui se cache dans ces beaux draps de velours... Et il semblerait qu'il me plaise de la chercher, pister ses traces et son parfum, m'envoler vite lorsqu'il me semble la voir au loin, c'est un univers mythique dans lequel la peine est un jeu supportable... On ouvre les rideaux sur un ciel doré, on se sent soudain envahi d'un esprit de compréhension, illumination l'instant de quelques secondes, renaissance, prise de conscience, une pression qui se relâche soudain que l'on aimerait qu'elle ne revienne plus jamais... On ouvre les rideaux sur un ciel bien obscur, ici personne ne vole, personne ne danse, le chant nocturne des criquets, morte apogée de la belle époque, les vestiges, les restes, les ruines... La vie semble être irrémédiable et les rêves semblent parfois vrais, apprenti médium ne sait guère différencier rêve et réalité, et j'espère tant ne pas m'être trompé, ne pas faire fausse route... L'espace d'un instant la solution m'apparût comme une évidence, claire comme de l'eau de roche, et si simple qu'elle me sembla abordable, comme dans un rêve, mais j'avais les yeux bien ouverts... Je remerciai ma bonne étoile dans le ciel, espérant pouvoir me sentir demain comme je me sentais à cet instant... J'ai perdu toute certitude, et les doutes sont revenus...
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