Insignificant ...
De longues ballades nocturnes, seul, elles deviennent de plus en plus récurrentes... Il est tard, c'est l'heure de se coucher, l'heure à laquelle c'est arrivé, qui me rend nostalgique. C'est vrai qu'après tout ce temps il me faudrait peut-être passer à autre chose, parce que la jeunesse n'est éternelle pour personne, mais c'est si dur, si long, ça paraît impossible, et il n'y a rien d'autre à faire qu'attendre... C'est bizarre de voir à quel point le monde peut sembler différent vu de nuit, plus grand. Je marche beaucoup parce qu'avant je n'aimais pas marcher, un brin de vent passe et me décoiffe, et ça me rappelle mon grand moment de solitude, il n'y a personne dans le coin. Le réverbère m'éclaire, il me montre le chemin, il est bien sympatique et orange, ma couleur préférée, mais ce réverbère je le déteste, parce qu'il y a les mêmes vers chez elle, ils m'éclairaient comme si j'avais été un simple personnage victime du monde, seul sur la scène, la vedette qui n'en éprouve pas la moindre joie, qui se sait impuissant, qui connaît la fin... Mais il y a aussi les étoiles, ces jolies perles lumineuses dans le ciel qui représentaient mon grand rêve de toujours, et la Lune que j'aimais tant, dont je lui chantais l'éloge dans "Memory", la chanson de la joie qui a su me rendre le sourire à une époque... Le parfum des fleurs, celui qui ressort aussi la nuit venue, on se ballade et on a l'impression de respirer vraiment, c'est tout le poids de la journée qui s'envole et on respire, mais c'est sans compter sur le poids au coeur qui perdure, et mes pensées, mes souvenirs... Je me rappelle nos ballades nocturnes, main dans la main, je me rappelle sa façon d'être, son parfum, sa présence me manque... Elle me manque... Et je n'y peux rien...
Publicité