Cruelle Destinée ...
Mon comportement versatile me désespère. Le jour s'achève, le soleil se couche et la nuit émmerge. Dans le noir, mon sourire s'est éteint lui aussi. Place aux souvenirs, place aux regrets et aux questions sans réponse. Place aux pensées, place à l'heure du bonheur devant laquelle je fais le deuil. A cette heure, les larmes ruissèlent sur mes joues, vêtu de noir et une rose à la main, que je dépose sur la tombe de notre amour. Un sifflement que fait le vent dans ce cimetière désert, je parle et me confesse, peut-être que je parle seul. Je me rappelle de son requiem, toutes les larmes versées à sa mort, les larmes de mille personnes en sanglots, que moi seul ai versé. Sous cette pluie battante j'ai saisi ma pelle, pour pouvoir enterrer le fruit de notre mésaventure, au plus profond, et j'ai creusé des heures durant, pour l'oublier ici. Et bien que je ne fûs plus seul à creuser, je le faisais avec peine, vainement. Cette pilleuse de tombe que j'embrassai jadis ne se recueillera jamais, elle rebrasse et rebrassera ma douleur, elle invoque et l'évoque au nom de l'innocence, de l'insouciance, comme à une époque antérieure... Cruelle destinée ...
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