Envolons-nous ...

Voler ...
Je pense que toute ma vie tourne autour de ça, et je pense aussi que la vie en général tourne autour de ça, même si finalement peu de gens en ont conscience. Je crois que c'est comme ça qu'il faut voir les choses: la vie est une série d'évènements gradués sur une échelle verticale, et le sommet de cette échelle est notre ultime but, notre rêve le plus cher, à tel point que la plupart d'entre nous a peur d'y arriver, une sorte de "vertige". Quand on vole, on a pas besoin d'être rattaché à un barreau de l'échelle. On est sur un petit nuage, à la fois un ascenseur et un filet de secours. Je crois que mon rêve de voler est le reflet de mon refus de la réalité. Parfois, souvent même, la réalité nous joue bien des tours, à coups de tristesse et d'illusions. Mais il ne faut pas forcément voir la réalité de cette façon. La réalité nous offre des opportunités, elle nous laisse le choix de faire ce que bon nous semble, c'est pourquoi il ne faut pas non plus se détacher d'elle. Il faut donc trouver un juste milieu. Vivons nos rêves, et faisons de la réalité ce petit nuage qui nous est si cher.
Avant de s'envoler, mieux vaut se préparer,
Faire gaffe à pas se faire mal quand on va retomber,
Peut-être plus simple près de l'eau, quand on retombe de haut,
Mais ici y'a que la terre, c'est la réalité,
Quand la réalité devient rêve, le reveil est d'autant plus dur,
Y'a pas de bouton pour retarder la sonnerie,
Alors quand on se réveille, on fonce droit dans le mur.
Moi je me rappelle d'une histoire, d'un architecte et son copain,
Enfermés dans un labyrinthe, ils doivent se sauver, y'a un monstre dans le coin
Un monstre qui faisait super peur, un taureau avec un corps humain,
Qui, à la pointe de ses cornes, inspirait la terreur,
Aux plus jeunes enfants, comme aux vieux citoyens.
Alors l'architecte eût une idée, avec de la cire et quelques plumes,
Il dit à son ami qu'en collant ça à leurs bras, ils pourraient s'envoler, fort loin de là,
Mais que s'ils s'envolaient trop haut, le soleil ferait fondre la cire,
Et là ce serait le plongeon, et comme plongeon y'a pas vraiment pire!
Mais une fois les deux hommes dans les cieux, l'ami de l'architecte, un peu trop curieux,
S'approcha de trop du soleil, et tomba de très haut, le pauvre malheureux!
Telle que je la connais cette histoire, je ne sais pas vraiment ce qui arrive,
A l'ami de l'architecte, Icare, car parfois les livres se contredisent,
Peut-être que sa chute lui fût fatale, faut l'avouer c'est pas la fin idéale,
Moi je préfère me dire qu'il s'en est sorti,
Qu'il a compris la leçon, que c'était bien fait pour lui!
A cette histoire il y a une morale, c'est que quand on vole on finit par se faire mal,
Peut-être qu'il vaut mieux pas s'envoler, comme ça au moins on peut pas retomber,
Mais faut se dire que le ciel c'est l'inconnu, et que s'envoler c'est une formidable expérience,
Alors parfois faut oublier la science,
Et se laisser porter, voir où nous mènera le vent.
Toi, à qui je dédie ce passage, peut-être n'as-tu pas saisi mon message,
Tout ce que j'espère, c'est qu'après tout ceci, tu changeras d'avis,
Que bientôt tu m'appelleras, que tu me diras que tu es prête cette fois,
J'attends avec impatience que ce moment vienne,
Car ne plus te voir, ça me fait trop de peine!
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