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On avance, mais nos idéaux se perdent, s'abandonnent, ils s'effondrent, bien souvent trop tôt... Et moi qui ne pensais n'avoir plus rien à perdre, même si au fond je n'ai rien perdu, mon malaise n'est rien, juste un aperçu... Nos croyances s'envolent dans la nature, mais j'y crois aussi: il existe une prophétie. Et nous, ô prophètes que nous sommes, ne détenons aucune autre vérité que celle qui nous concerne... Maléable, modifiable... Non, nous la subissons, nous aussi. Alors, finalement, n'est pas le plus malchanceux qui croyait l'être, seulement la compassion est inévitable: dès lors je crains le pire, mais en vain, du moins je l'espère...
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