La vie
Joies et libertés ondulent dans le vent comme un brin mort du printemps dernier... Ô douce brise d'été qui fait son apparition, le vent du changement, peut-être, je vois la vie comme une prison dont on ne peut s'enfuir... Ô mistral de saison, quel miracle vois-tu couler dans mes veines, quelle merveille de la création crois-tu avoir comme trophée en ma personne? J'ai perdu mon âme d'enfant et je lui cours après, inlassablement, en vain. Ô riches pluies de saison que viennent après les beaux jours ensoleillés, après l'orage, une averse scintillante lorsque vient l'aube tant attendue, ton bruit me charme, je ne sais pas pourquoi, les petites gouttes de pluie qui percuttent le sol déjà humide, déjà innondé, une belle mélodie, comme les larmes de solitude qui ont bercé mon enfance... Dans le vent se propage un parfum, lequel me rend ivre de la vie, une ivresse douloureuse, l'ivresse de la vie que j'avais appris à aimer, et qui comme toi que j'aime à tort, que j'aime à peine... Et le vent qui souffle en faisant des petits bruits, et même il semble souffler d'en bas, comme s'il voulait m'emporter avec lui vers le ciel... Je l'écoute souffler, mais rien n'y fait, je ne bouge pas... Ô la vie, une belle aventure qui disait, et ce sont toujours les meilleurs qui partent les premiers, et moi je ne suis toujours pas parti... Ô la vie, la course à la vie mais une course à tort, qui se croit plus près d'elle ne se rapproche que de la mort, la vie injuste ou la vie qui gâte de trop, mes ailes pendantes qui ne me servent qu'à aller encore plus lentement, et que dire de tout cela? Un grand bol d'air frais et une humble sagesse, une simple addition pour vivre bien, pour vivre heureux, pour vivre bien se contenter de peu... Ô qui disait que la vie est un long fleuve tranquile ne devait pas avoir vécu.
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