Voilà, j'ai bien l'impression qu'il est temps de se dire au revoir pour un petit moment. Je n'ai plus rien à dire, car j'ai déjà tout dit, du moins tout ce que j'avais besoin d'évacuer, un sentiment continuel de pression dont je ne suis jamais vraiment parvenu à me débarrasser. Qu'importe, si je vis différemment aujourd'hui, si pourtant je reste celui qui a écrit ici tout et n'importe quoi, rien de nouveau vraiment, je décide de partir chasser la vie à bras nus, et d'ailleurs, ça devrait être un peu plus simple maintenant, j'ai fait un peu de muscu depuis. Aux dernières nouvelles, il paraît même que j'ai pris 0,5 cm en un peu plus d'un mois, c'est bien la preuve qu'au moins dans ce sens là j'ai pu changer. Ce matin, je suis arrivé au lycée en avance de 5 min, je ne suis pourtant pas parti plus tôt, et je n'ai pourtant pas marché plus vite. Ma journée a commencé exactement comme je l'attendais, et cela faisait même un sacré bout de temps que je n'avais pas passé une aussi bonne matinée, étrangement. Mais chassez le naturel, il revient au galop, le somnolent que je suis fût soudain revenu en force lors du début d'après-midi, mêlé à une désagréable indigestion, ou quelque chose du genre. Le temps est passé, lentement, et enfin, venu de loin, se dégagea un soleil parmi tout ces nuages gris, j'ose espérer qu'elle était bel et bien heureuse de me revoir après tout ce temps. La marche fulgurante et amicale du retour à la maison, puis enfin, renouer les liens, revenir au bon vieux temps même s'il semblerait que rien ne sera plus jamais pareil, un rendez-vous en suspens, que de bonheur et de regret de mes las et longs moments de répit passés, juste un soupir pour manifester ma fatigue: le repos, c'est pas pour aujourd'hui. Et même s'il en est sorti quelques fausses notes, le voilà bien révolu, le temps où elles gagnaient la bataille et s'en allaient célébrer la victoire. Je n'ai plus le temps, ou alors plus rien du tout qui n'ait à faire ici, pour l'instant. A jouer l'apprenti philosophe, bien qu'aujourd'hui en dessous de la moyenne pour la première fois, j'en tirerai une citation, de cette belle journée de clôture: car il n'y a véritablement de soleil qu'aux yeux de celui qui sait le voir, et qu'importe la pluie, il ne se meurt jamais.


Et si je revenais après une avalanche de commentaires? Ce serait pas mal, pour un retour, même si ça pourrait prendre un petit bout de temps ...

BAH





Oooh, peut-être
Ne s'agit-il que d'elle,
Il a coulé de l'eau sous les ponts de la rivière enchantée.
Oooh peut-être
Que c'est un top model
Elle descend les marches, on dirait une poupée.
Oooh, mon coeur, mon âme, je n'ai plus si mal,
Le destin a voulu qu'enfin une autre croise mon chemin,
J'ai trouvé le courage, grâce à un vieux copain,
D'y retourner enfin, riant,
Au revoir, sombre et triste nostalgique,
S'arrête enfin l'aval d'un épisode bien tragique.

Et j'aime me voir ainsi, survivant,
Pas celui qui la regrette mais celui qu'elle a perdu,
Il n'est pas mort, peut-être, paraît-il qu'il est revenu,
Surgissant des gravats et le poing brandissant.
Je suis un héros à ma manière comme elle le disait tant,
Et je fais taire mon faible, celui qui la pleure encore,
Alors, qui sait, peut-être suis-je un tyran,
Il ne s'exprimera plus, je l'ai décidé,
Aujourd'hui je suis debout, bien que blessé...



Vous savez quoi? Aujourd'hui je m'en vais faire un tour, tout seul, et je ne sais pas vraiment où. Aujourd'hui, j'ai décidé que je n'avais besoin de personne, j'ai décidé de me prouver que moi aussi, je peux encore le faire. Mais je ne sais pas pourquoi cela me fait peur, j'ai juste envie de marcher seul, dans un état d'esprit different. C'est ce qu'on appelle, "voler de ses propres ailes",  bientôt viendra pour moi le moment de m'en aller, je le veux mais je n'y suis pas préparé... Et faudrait-il, une fois de plus, que les choses ne se déroulent pas comme prévu? Nostalgique comme je suis, aussi loin de chez moi, j'aurais certainement le mal du pays mais qu'importe, s'il faut que je le fasse, je dois d'abord apprendre à le faire... Aujourd'hui, je m'en vais faire un tour, quelque part... Je ne sais pas quand je reviendrai.


Et même si les choses s'estompent peu à peu, il vient parfois des moments comme celui-ci où je me sens nostalgique de cette époque passée avec elle. Je me demande comment elle va, ce qu'elle peut bien faire en ce moment, si elle pense à moi, de temps en temps. Il faut dire aussi que les choses sont desormais bien différentes, et si m'on amour pour elle s'envole un peu plus loin chaque jour, il reste cette once de considération, d'affection, de reconnaissance pour tous ces bons souvenirs, de regret aussi, en fait je ne sais pas vraiment quoi penser. Mais il est evident que j'en aime une autre, ne serait-ce que parce qu'elle me fait me sentir comme quand je l'ai rencontrée la première fois, timide, embarrassé, le regard à la fois fuyant et irrésistiblement attiré... Enfin je l'aime, disons plutôt que je ne sais pas trop quoi penser...




Je l'entends... Il s'approche à grands pas. Que me dit-il? Je ne comprends pas très bien... Et je suis perdu dans cet étrange labyrinthe, de hauts murs blancs et pas de plafond, c'est un labyrinthe qui me laisse entrevoir les étoiles et la lumière de la Lune. Et il se met à hurler, son rire se rapproche encore et encore, et je cours, il ne doit pas me rattraper. Il ne doit pas me trouver car il me tuera, car il est plus grand, plus fort, et il a tout ce que je n'ai pas. Il ne doit pas me trouver car il me fait peur, je dois sortir avant qu'il ne m'attrape. Et je m'essouflfle de droite à gauche, de mur en mur, sa voix raisonne et les échos me reviennent, il se rapproche, je l'entends distinctement, et il me murmure d'un air sournois, "Tu ne t'échaperas pas.". Je m'agite, je m'affole, et quel drame, ma fin est bientôt arrivée. Mais que vois-je? Est-ce de la lumière tout au bout de ce couloir? Je m'approche, je me précipite, c'est la sortie, et il est là, il me barre la route. Mon seul obstacle désormais, masqué et tout de noir vêtu, tombe le masque et me devoile son identité. Comment pourrais-je me battre contre lui?

"En hommage à mes maints feuillets morts au vent, en espérant qu'ils ne tombent jamais qu'entre de bonnes mains. Troisième, si tu n'as pas brûlé, alors peut-être suis-je à l'origine de la légende. Nos vrais obstacles sont au fond ceux que l'on ne soupçonne pas. A toi, la lumière qui brillait hors du couloir, grâce à qui j'ai pu sortir enfin. A toi qui jadis brillait dans mon ciel comme un soleil, tu resteras toujours une étoile que je ne perds pas de vue."



Et si la situation pouvait être une vaste coincidence, je pense que ça m'arrangerait. Et si, en plus, tout cela pouvait être lié par une chaine associative la plus courte possible, je pense que cela rendrait les choses un peu plus simples, mais peut-être pas assez encore. Il transparait que je ne suis plus celui que je fûs, mais simplement celui que je suis devenu, que j'étais déjà devenu il y a longtemps. Il transparaît même que ma nature timide reprend le dessus parfois, les situations s'accumulent et les mots ne sortent pas. Qu'importe que nous ne nous nous soyons trouvés qu'à quelques mètres une fois de plus, j'aurais aimé répondre à ce message de quelque manière qu'il soit, et si c'est vrai, encore une fois s'il te plaît.


Parce que je ne suis jamais seul, peut-être qu'elle ne vient pas, et parce que je ne suis jamais seul, peut-être qu'elle est comme moi. Si elle le savait, et d'ailleurs, peut-être qu'elle le sait, je ne sais pas si les choses seraient différentes... Et parce qu'avec elle je n'ose pas, je me dis qu'elle me fait quelque chose que j'ai du mal à expliquer, quelque chose que j'ai oublié et que j'ai l'impression de revivre enfin... Mais ce n'est pas de l'amour, enfin je ne sais pas, peut-être que c'en est, mais je dirais plutôt une affection, et pourtant on se connait à peine, juste de vue, je ne connais même pas le son de sa voix... Même son visage est flou quand il m'arrive de penser à elle, et même son nom n'est pour moi qu'une vague incertitude. J'ajouterai juste que je ne pense pas me tromper. Parce que le regard ne trompe pas si l'on sait le regarder comme il faut, parce qu'au fond, il n'y a chez moi que mes yeux qui n'ont jamais vraiment menti, et que chaque fois que je la croise, c'est d'abord son regard que je croise en premier. Un vague sourire peut-être pourrait prêter à confusion, tout comme les miens, une porte de sortie juste au cas où tout cela ne serait pas vrai. C'etait mon tour, ce matin, un jour peut-être on se décidera enfin, et alors advienne que pourra...


Et puis, j'aurai beau continuer à me dire que ce n'est pas grave, que je peux continuer à vivre, car au fond je le sais, tout est de ma faute. Tel un fardeau, l'ombre d'un remord qui me suit depuis le debut, mes habitudes et mes caprices de difference, je ne suis plus le même et pourtant je reste moi, et tu me connais comme moi je te connais, je resterai, je l'espère, l'un de tes coups de coeur, et tu resteras à coup sûr l'un des miens, peut-être celui qui m'aura été le plus cher, le plus cher de tous. Mais ce n'est peut-être qu'un coup de blues passager, je suis encore capable de raisonner, j'écoute simplement cette mélodie et ses douces paroles, et je pense à toi, d'ailleurs j'aimerais pouvoir te la chanter, mais je n'en ai pas le courage, je ne suis plus aussi courageux qu'autrefois. 


 

Je veux un bateau, je le veux assez loin, assez haut pour y voir clair, un peu plus bas lorsque la mer sera haute. Je veux un avion, une maison sur mon territoire, une construction qui se déplace, comme un train. En fait, je veux un train, comme un train dans les cieux, un train qui vole de droite à gauche comme de haut en bas, il serait tout noir et ressemblerait à un immense dragon avec des fenêtres. Là-haut, je ferais du cheval, un cheval ailé, un Pégase, juste un moyen d'aller plus vite qu'à pied. Et moi même j'ai posé le pied dans les nuages et dès lors, je décide à chaque fois de ne jamais redescendre, mais il arrive toujours un moment où je me réveille. Il paraît que je peux voler moi aussi, battant des ailes comme un oiseau en faisant des bonds successifs, mais pour cela, je devrai vaincre mon subconscient à nouveau. Je veux autre chose, un peu plus immatériel, un peu moins inconcevable, mais je crois que j'ai fait ma liste juste un peu trop tard ...


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